Dans ce moment du monde très contraint, pour ne pas le dire autrement, nous pouvons rester libres (et donc subversifs), résilients, ou plutôt en cours de processus de résilience (même chaotique). Cela requiert une forme d’engagement, d’exigence, une sorte de pratique « intérieure » de chaque instant (« intérieure » car non nécessairement manifestée dans une action visible, et je mets « intérieure » entre guillemets car me référant à la théorie de la Gestalt je sais que toute expérience advient toujours à la frontière-contact moi/monde).
Ainsi sans doute en vivant cette expérience « en nous » ou « sur nous » pouvons nous agir « sur » ou avec le monde.
Ainsi en nous engageant dans cette expérience exigeante de liberté créatrice de résilience, il me semble que nous pouvons transformer et nous et le monde, d’une manière d’abord subtile qui permettra qu’ensuite cette transformation prenne forme.
© Anne Carpentier 28/01/2021
