La fin de la seconde guerre mondiale est commémorée demain, le 8 mai. En français, « seconde » indique que l’énumération ne contiendra que deux éléments. Il n’y en aura donc pas de troisième.
Pour que cette règle de la langue française s’applique à notre monde d’aujourd’hui, nous avons, chacun.e de nous, quelque chose à faire AUJOURD’HUI, de toute urgence: RESISTER. Résister sans se battre pour ne pas ajouter de la violence à la violence.
La paix est un état de conscience.
Résister aux discours bellicistes portés par quelques uns qui prétendent parler au nom des peuples. Résister à notre insconscience, notre lâcheté individuelle et collective.
Car en effet, si l’histoire peut se « répéter », comme on dit, ce n’est pas parce que nous avons oublié l’ampleur des morts et des massacres ni des désastres qui se répercutent sur les générations suivantes.
Non, cette mémoire est dans nos coeurs, engrammée dans nos cellules, pour le pire et pour le meilleur: si le pire appartient à un destin que nous subissons, peut-être le meilleur relève-t-il de notre choix d’aujourd’hui, de notre engagement délibéré. Dé-libéré.
Pour autant nous semblons avoir oublié comment nous, « les peuples », avons de tout temps été manipulés pour subir et/ou participer à ces massacres, par inconscience, déni, lâcheté, conviction ou cruauté (car oui, laisser faire est une forme de participation tout aussi cruelle).
C’est toujours cet oubli-là qui permet que « l’histoire » se « répète ».
Alors réveillons-nous, relevons-nous, unissons-nous, cessons de nous soumettre et arrêtons de participer à ces massacres, à ces désastres.
© Anne Carpentier, 7.5.2024
Rev. 17.05.24